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Dimanche 27 janvier 2008
Pertes Société Générale:En quoi cette affaire dénote une attitude non-responsable? Tout d'abord parlons transparence: transparence de l'information, quelque soit l'issue juridique de l'affaire, il semble que les explications données transforment la réalité, que les moyens à disposition du trader incriminé ne lui permettaient pas de couvrir des pertes aussi importantes sans que sa hiérarchie soit dans une certaine mesure associée et au courant. Transparence des process ensuite: une des bases de la démarche qualité, dès les normes ISO 9000 et associées se résume ainsi: "dire ce que l'on fait, faire ce que l'on dit". Hors il s'avère ici, si l'on suit les déclarations, que les hommes et les outils de contrôle au sein de la SG n'ont pas permis d'avoir cette clarté nécessaire à un exercice sain de l'activité. On peut également parler de la tentative présumée de la société de se désolidariser de l'action de son employé et donc de dégager sa responsabilité de personne morale. Qu'il s'agisse d'une fraude ou des conséquences d'une trop grande confiance accordée au trader, l'entreprise est responsable, responsable envers ses parties prenantes, en particulier ses clients qui confie à la SG la mission de placer cet argent au mieux et envers ses salariés et actionnaires qui attendent d'être rémunérés à hauteur de leur investissement travail ou financier. Tous demandent à l'entreprise de minimiser les risques d'exposition à de tels excès. Cela fait partie du contrat. Ce qui nous amène à l'ampleur des sommes évoquées, 3e facteur d'irresponsabilité. Celui ci dépasse sûrement le cas de la Société Générale pour s'appliquer à l'ensemble du système financier. Comment peut on jouer des sommes si importantes, plusieurs milliards d'euros, sur des périodes si courtes, avec aussi peu de précautions, presque avec mépris? Ne perd t'on pas, vis à vis de la société au sens large, la valeur de l'argent en s'adonnant à une spéculation aussi importante? Combien d'augmentations de salaires dans 5 milliards? et de dettes en moins pour des pays émergents? et de tri thérapies? et d'écoles? et de logements sociaux? etc... Il nous semble que pour sa viabilité économique et dans l'intérêt général, le secteur financier doit aborder sous un angle nouveau et plus responsable la nature de ses missions et de ses méthodes.
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